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Député des Français de l'étranger

Asie, Océanie, Europe de l’Est

Taxation des Français de l’étranger

4 avril 2013

Par Catya MARTIN, suppléante

 

Expatriés, aux abris. Depuis plusieurs mois, nous sommes devenus la cible préférée du gouvernement. De décisions populistes à réformes incohérentes voire anticonstitutionnelles, les Français établis hors de France semblent être devenus la principale source possible de revenu pour le pouvoir en place.

Il est vrai que nous aurions du mal à lancer une manifestation dans les rues de la capitale pour protester contre ces décisions injustes. De plus, l’image que l’on souhaite donner de nous demeure celle « d’évadés fiscaux », « mauvais Français », « nantis » ou encore richissimes milliardaires se la coulant douce au bord d’une piscine sous le soleil des tropiques. Comment alors expliquer aux Français qu’il n’en est rien ?

La réalité est, bien sûr, totalement différente, et la sociologie de « l’expatrié » a vraiment changé depuis plusieurs années. Les Français qui décident de s’expatrier sont avant tout une chance pour la France. Ils donnent une image positive et dynamique de notre pays. Ils veulent mieux faire connaître le savoir-faire de la France.

Tous souhaitent avant tout diffuser un message positif et ouvert vers l’étranger mais aussi découvrir autre chose, de nouvelles cultures, de nouveaux horizons tant humains que commerciaux.

Jeunes diplômés, entrepreneurs, cadres de grands groupes français ou étrangers, voilà ce qu’est la majorité des expatriés d’aujourd’hui.

Pourquoi vouloir mettre en place absolument une « double imposition », oubliant de fait la règle de l’égalité devant la loi pour tous les Français ?

Que l’on trouve les bonnes réformes permettant une véritable lutte contre l’exil fiscal et la fraude sans stigmatiser les Français de l’étranger qui payent leurs impôts dans leur pays de résidence et s’acquittent sans aucun problème de ceux qu’ils doivent payer en France s’ils ont des revenus là-bas.

Catya MARTIN